JEM, une association de journalistes en Méditerranée


Créée en 2025, l’association JEM (Journalistes Environnement Méditerranée) s’apprête à souffler sa première bougie. Présentation, premier bilan et projets…

La création de JEM, en août 2025, répond à un double constat. Entre local et global, la question environnementale est de plus en plus complexe, mêlant sciences, politique, société, géopolitique, économie. Mais surtout, les décisions mondiales ou européennes relayées à Paris méritent une analyse locale, là où souvent se trouvent les premières solutions. Bien sûr, l’AJE et les JNE, les deux grandes associations françaises de journalistes spécialisés dans les questions environnementales, questionnent depuis longtemps la circulation de l’information centralisée par les grands médias parisiens. Mais les zones côtières des pays du pourtour de la Méditerranée sont confrontées à des défis si particuliers (sécheresse et conflits de l’eau, montée des eaux, agriculture, tourisme, transport, deltas, biodiversité…) qu’une régionalisation spécifique était souhaitable. C’est chose faite avec JEM qui répond ainsi à point nommé à une génération fortement informée par les réseaux sociaux mais qui a besoin de sens, de réponse, de tri… et reste très méfiante à l’égard des médias habituels.


La Méditerranée, « laboratoire » du dérèglement climatique mondial
« JEM, c’est un engagement pour une mise en valeur, une facilitation du travail des journalistes, et pour une meilleure circulation d’une information juste et sourcée sur l’environnement », résume Dominique Martin Ferrari, fondatrice et présidente de l’association. Pour cette journaliste honoraire spécialisée dans l’environnement et pionnière dans ce secteur, il s’agit surtout de rendre compte de l’état environnemental de la Méditerranée, devenue « laboratoire » du dérèglement climatique mondial. Ainsi, JEM couvre le littoral, de l’Espagne à l’Egypte, de la rive nord à la rive sud. « JEM espère travailler avec un réseau d’agences de presse nationales et régionales, en lien avec le PAM, le PNUE, l’UNESCO, le Plan bleu, des chercheurs et experts, des ONG actives de longue date, pour la protection du bassin méditerranéen et les ODD horizon 2030 », poursuit la présidente, qui de par sa riche expérience professionnelle entretient des liens de longue date avec toutes ces structures. Elle est d’ailleurs également membre du bureau de l’AJE et adhérente des JNE.

Des réalisations et des projets
Aujourd’hui forte d’une quinzaine de journalistes, l’association JEM doit encore renforcer sa présence en Italie, Espagne, Egypte. Son bureau ou conseil d’administration, composé de 11 membres, se réunit une fois par mois en visio ou présentiel et propose déjà des activités. Ainsi, tous les deux mois, de ses rencontres thématiques, ouvertes vers l’extérieur : le 9 décembre, « l’Après-Belem : résultats de la COP, etc. » ; le 19 mars, « les menaces sur la liberté de la presse », le 2 avril, « les virus baladeurs » et le 11 juin, sur le thème des «  feux de Méditerranée ». JEM prévoit aussi de proposer des voyages de presse Nord-Sud (en préparation) ou encore de publier des cahiers thématiques annuels où pourront être repris les papiers déjà diffusés, ainsi que des études des amis scientifiques.

Clara Delpas

 


Vous pouvez contacter JEM directement par e-mail  ou via son site internet. L’adhésion à l’année coûte 40 euros pour les journalistes et 50 ou 100 euros pour les amis du club.