En avril 2025 sort une toute nouvelle revue consacrée aux grands défis écologiques: L’Iceberg. Qui en sont les deux créateurs ?

À l’origine, en 2009, il y a Matthieu Combe, alors jeune ingénieur chimiste au Cemagref, qui constate que la décennie à venir est décisive et que pour aider à transformer notre société, les médias d’information ont un rôle capital à jouer. Il décide de créer Natura Sciences, un média en ligne visant à donner une vraie place aux découvertes scientifiques en lien avec l’écologie. L’approche se fait notamment via l’exploration des grandes controverses de l’époque. Matthieu écrit également deux ouvrages : Consommez écologique – Faits et gestes (Sang de la Terre, 2014) et Survivre au péril plastique (Rue de l’échiquier, 2019).
Chaymaa Deb est journaliste stagiaire à Nice-Matin quand elle décide de mettre sa plume au service de l’information sur les sujets environnementaux notamment par le prisme de la santé, après une prise de conscience du manque général d’informations dans ces domaines. Elle rejoint Natura Sciences en 2017 où elle peut apporter des connaissances approfondies et transversales sur les différentes questions écologiques.
Depuis le départ, Natura Sciences est mû par la volonté de donner la parole aux scientifiques pour mieux comprendre la crise écologique. Mais, au fil des ans, Matthieu et Chaymaa réfléchissent à la création d’un autre média qui favorisera les échanges entre scientifiques, artistes, penseurs et acteurs du changement. Ce média donnera la voix aux personnes qui se distinguent par leurs travaux, leur engagement ou leurs actions et sortira de la course à l’information permanente, au buzz et combat la simplification. Plus ça va, plus le type de format capable de laisser la place à la réflexion s’impose à eux : ce sera une revue papier trimestrielle et sans publicité. C’est ainsi que naît L’Iceberg, la revue des grands défis écologiques.
L’Iceberg a vocation à raconter celles et ceux qui cherchent d’autres chemins, qui expérimentent, testent, bifurquent, sur le terrain, dans les labos, dans les territoires, l’idée étant de plonger dans les grands défis écologiques autrement.
Comme Natura Sciences, la revue L’Iceberg est indépendante et ne vit que grâce à ses abonnements et à ses ventes à l’unité. Dans cette optique, ses créateurs ont développé un modèle de marketing avec newsletters et autres teasings pour capter l’attention des lecteurs. Et ça marche : plus de 1 000 abonnés sont déjà au rendez-vous ! Chaque numéro comprend un large dossier principal. Après les glaciers1, le tourisme2 puis les liens entre guerre, écologie et résilience3, le quatrième numéro sorti en février est consacré à la démocratie locale comme terreau de l’écologie.
Hélène Bouillon-Duparc