Le premier prix du journalisme végétal a été décerné par l’AJJH à trois étudiants de l’École supérieure d’architecture des jardins pour leur article sur le satellite FLEX qui permet de détecter le stress hydrique des plantes dans toute l’Europe. Et l’AJE faisait partie du jury !
Créé par l’AJJH (Association des Journalistes du Jardin de l’Horticulture) en septembre 2025, le prix du journalisme végétal s’adressait aux étudiants du CFPJ (Centre de Formation Professionnelle des Journalistes) et de l’ESAJ (École Supérieure d’Architecture des Jardins) invités, pour cette première édition, à déposer des projets de reportage autour de la vie des plantes sous toutes ses dimensions : écologie, alimentation, paysage, textile, santé ou botanique… Six projets (trois par école) ont été retenus par un premier jury composé de professionnels (botanistes, formateurs…) réunis par l’AJJH et ont pu obtenir une bourse de réalisation (jusqu’à 2 000 euros) ainsi qu’un parrain ou une marraine journaliste. Le prix a bénéficié du soutien de la Fondation Signature, de Botanic, de la Bambouseraie en Cévennes, du Salon du végétal et de Sapho.
Au 30 juin 2026, cinq projets ont pu être finalisés et remis, l’un ayant dû être abandonné pour raison de santé. L’organisation du prix avait invité l’AJE, plus précisément sa vice-présidente, à participer au jury final.
Le prix a été décerné ce 25 septembre 2026 par Jérôme Clément, ancien président d’Arte, à Léo Laveix, Chloé Mouchy et Clarysse Cesne, de l’ESAJ, pour leur article sur le nouveau satellite Flex développé par l’ESA (Agence spatiale européenne).1 Ce satellite permet de mesurer par la fluorescence le stress hydrique des plantes de tout le bassin méditerranéen. Ce qui, à l’aune des épisodes de sécheresse et d’incendies de cet été, est un outil particulièrement précieux.

Lors de la remise des prix, les lauréats se sont montrés très reconnaissants pour cette expérience journalistique, qui, comme l’a synthétisé Clarysse Cesne, leur a «ouvert un nouveau paysage » !
«Nous avons été incités en tant que paysagistes à utiliser le regard que nous avons appris à utiliser dans notre école. Au sein de ce projet journalistique, nous nous sommes positionnés en tant que citoyens paysagistes et humains », a rappelé Léo Laveix. Leur projet a dépassé la simple étude du pouvoir de la fluorescence des plantes pour évoquer une question fondamentale. « Nous nous sommes demandés si tous les pays du bassin méditerranéen – qui ont tous accès aux informations relevées par ce satellite – avaient les mêmes moyens d’action… », a précisé Chloé Mouchy.
Ce premier prix du journalisme végétal sera reconduit l’an prochain et devrait être élargi à toutes les écoles de journalisme et à toutes les écoles de jardinage. Avec probablement une nouvelle participation de l’AJE.

Clara Delpas
- Les autres projets portaient, côté ESAJ, sur l’histoire des usages des algues vertes dans la tradition bretonne (Alice Foillard) et sur les perspectives de l’agriculture urbaine (Arnaud Canhac). Et, côté CFPJ, sur le retour des chèvres via l’écopâturage à Chavignol (Anatole Stos) et, en video, sur les cimetières végétaux (Pénélope Ayrault et Cyrine Hashémi). ↩︎
L’AJE ayant vocation à soutenir les journalistes professionnels, nous sommes en train de réfléchir aux moyens d’organiser un prix du journalisme environnemental, consistant à encourager et à soutenir, dans un contexte particulièrement délétère pour la presse et l’information environnementale, la réalisation d’enquêtes de terrain par des pigistes. À suivre!