Le paradoxe de la pêche au filet moustiquaire

IRD, le 22 avril 2026

La pêche artisanale fait vivre des millions de personnes dans les régions côtières des pays du Sud, en leur assurant à la fois de la nourriture et des revenus. Face à la pauvreté croissante, au déclin des ressources marines et aux effets du changement climatique sur l’agriculture, de nombreux ménages se tournent vers de nouveaux moyens de subsistance. Parmi eux, la pêche au filet moustiquaire s’est largement répandue : des moustiquaires distribuées initialement pour prévenir le paludisme sont détournées pour capturer du poisson en grande quantité. Bon marché et très efficaces, ils sont pourtant destructeurs pour les écosystèmes. Bien qu’interdite dans la plupart des pays, cette pratique persiste. Une nouvelle étude interdisciplinaire de chercheurs de l’IRD et de l’IHSM de Madagascar, publiée dans People and Nature, examine conjointement les impacts sociaux, économiques et environnementaux de cette pratique méconnue et révèle les ressorts complexes de ce paradoxe entre bénéfices à court terme et destruction des ressources marines.

Le communiqué

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